La gouvernance clinique suppose l’instauration d’une synergie entre chacune des composantes du système sanitaire et de ses instruments de gestion. L’enjeu principal réside dans la coordination de l’ensemble des composantes. À ce titre, elle articule, intègre et coordonne les différents méta-processus d’amélioration continue de la qualité de l’activité clinique :
Ø La gestion des informations : à liées au patient et aux prestations (dossier patient informatisé) ; à destinées à la population et aux partenaires du réseau socio-sanitaire (information spécialisée) ; à destinées aux collaborateurs/trices pour la bonne concertation clinique (information interne).
Ø L’efficacité clinique : à par une évaluation scientifique continue de l’impact des prestations (satisfaction des patients, échelles cliniques, incidents cliniques).
Ø La transparence des soins : à par la bonne gestion et la coordination de tous les systèmes d’information fonctionnant au sein des IPVR en vue d’une redistribution des informations au plus grand nombre de personnes concernées et en particulier aux utilisateurs de ces systèmes ; à par le monitorage continu des indicateurs d’activité et leur analyse dans le « cercle gouvernance » des IPVR ; à par la publication régulière de rapports d’activité.
Ø La gestion des risques et des incidents : à par la tenue d’un système de gestion des incidents et des plaintes et l’analyse systématique et régulière de son contenu par le « cercle qualité » des IPVR qui discute et définit les mesures correctrices et d’amélioration idoines.
Ø L’assurance de la qualité : à par l’organisation continue d’audits cliniques et de gestion au sein de l’établissement ; à par une gestion documentaire continue et adaptée aux besoins de l’organisation clinique.
Ø La formation et le développement professionnel : à par l’intégration d’un service permanent (SIFor) de promotion et d’organisation d’une formation spécialisée de qualité conforme aux exigences professionnelles (cf. politique en matière de formation spécialisée).
Ø La recherche : à par la gestion d’un programme de recherche scientifique visant à répondre très spécifiquement aux besoins de la santé mentale et des institutions, sous l’angle : des besoins de la population (avec l’Université de Lausanne), de l’impact des prestations, du droit de la santé (avec l’Université de Neuchâtel - IDS), de l’économétrie dans le financement public de la psychiatrie (avec l’Université de Genève).
La convention Vaud-Valais permet aux IPVR d’intégrer ses programmes de recherche dans une structure académique de haut niveau au sein de l’Université de Lausanne (FBM / DP-CHUV).
Ø Le développement : à par le maintien d’une culture de la gestion participative, de la réalisation de projets centrés sur les objectifs institutionnels (ZOPP), assuré par un service permanent (SEDR).
ØLa gestion : à par le développement d’une gestion financière et administrative spécifique au domaine de la santé mentale et de la psychiatrie. Une gestion financière qui est assurée dans le respect de la bonne utilisation des biens publics (économicité) pour une juste adéquation entre besoins de la population et ressources disponibles. La réponse à ce souci ne peut être donnée que par l’évaluation et le suivi continus de l’efficience des prestations et des activités de l’institution, notamment en :
Þ engageant un module de recherche en économétrie et en plaidant pour une gestion distincte de la médecine somatique hospitalière auprès du Conseil d’administration de l’Hôpital du Valais et des autorités sanitaires du Canton ;
Þ développant un système de gestion des prestations d’activité psychiatrique permettant de rendre compte et de valoriser adéquatement cette activité ;
Þ conceptualisant et en engageant un modèle de contractualisation avec les autorités sanitaires et politiques pour le financement des prestations d’utilité publique (forensique, social, jeunesse, personnes âgées, urgences…) ;
Þ s’engageant dans un plan d’investissement adapté aux besoins des IPVR (vétusté du site de Malévoz et dispersion excessive des infrastructures hospitalières du Valais romand) et aux réalités économiques de la psychiatrie (impossibilité de compter sur la part aux investissements prévue dans la nouvelle gestion par DRG au sein des hôpitaux suisses).